Faire preuve d‘assurance, même avec une maladie chronique

27.06.2018   |   12:48 CET

Même les personnes en bonne santé ont parfois du mal à faire preuve d‘assurance quand elles ne se sentent pas bien dans leur corps. Si en plus une maladie chronique gênante, et parfois visible, qui limite la vie quotidienne s’y ajoute, c’est encore plus difficile de vivre en étant sûr de soi.

Un quotidien tout à fait normal?

Les personnes atteintes de maladies chroniques se trouvent dans de nombreux domaines devant des difficultés qu’elles doivent maîtriser. Si la maladie chronique est en plus visible, comme pour les personnes psoriasiques, il peut arriver que les autres fassent un détour pour les éviter ou qu’ils leur jettent un regard méprisant. Parfois on les évite complètement ou on les traite de manière vexante, simplement par peur que la maladie chronique soit contagieuse.

En général les personnes présentant une maladie chronique attirent souvent les regards du public sur elles. Les patients peuvent alors se sentir inhibés et honteux au point de vouloir disparaître sous terre. Pourtant, avoir une attitude assurée envers sa propre maladie et ses symptômes peut aider à combattre les préjugés et à se sentir mieux dans sa peau.

Perception et conscience de soi

Pour avoir une bonne conscience de sa propre valeur, il est important de connaître aussi bien ses forces que ses faiblesses, sans toutefois se juger. Mais comment développe-t-on une bonne confiance en soi? Quelles sont les conditions préalables et par quelles actions le processus de « vouloir avoir confiance en soi » « se transforme en un état de fait » « avoir confiance en soi»

Le point le plus important dans tout cela est de s‘aimer soi-même. Cela peut sembler ne pas être facile au premier abord, parce qu’on connaît trop bien ses propres faiblesses et ses erreurs. Mais personne n’est obligé d’être parfait. Il est beaucoup plus important de regarder ses propres forces et de se réjouir des louanges et des succès. Cela entraîne davantage de satisfaction et de décontraction.

Langage corporel: c’est la première impression qui compte

Mais il ne faut pas seulement travailler à avoir confiance en soi intérieurement, il faut aussi pouvoir projeter cette impression vers l‘extérieur en ayant une attitude sûre de soi. De petites modifications du langage corporel peuvent déjà aider en apportant automatiquement une aura plus souveraine:

  • se tenir droit en marchant, en rentrant le ventre et redressant les épaules
  • arborer un sourire aimable
  • regarder dans les yeux
  • donner une poignée de main ferme.

Une apparence soignée avec les vêtements correspondants vient parfaire la bonne impression.

L‘activité physique est également utile: le sport améliore non seulement la stature mais contribue aussi à un bien-être accru et à une meilleure confiance en soi. Pas besoin pour cela d’un entraînement intensif, l’activité devrait surtout faire plaisir et bien s’intégrer dans la vie quotidienne.

Affronter les préjugés

Il peut être en outre avantageux d‘affronter le comportement vexant et irréfléchi de l‘entourage direct. Souvent, il suffit de se mettre d’abord à la place de son interlocuteur: l’autre est-il peut-être simplement désorienté et ne sait pas comment se comporter?  A-t-il peut-être peur parce que les informations correspondantes lui font défaut? Souvent les personnes qui ne sont pas elles-mêmes malades et qui n’ont pas de patients dans leur entourage immédiat ne connaissent pas de nombreuses maladies et ignorent leurs symptômes. Il peut donc être utile, en tant que patient, de solliciter soi-même un bref entretien sur la maladie et d’expliquer par exemple les symptômes qu’on ressent ou leurs effets sur le quotidien. Cela demande certes du courage d’orienter la conversation sur sa propre maladie, mais avec une brève explication on donne à son interlocuteur la possibilité de supprimer ses préjugés et de traiter la situation plus ouvertement, avec moins de peur et plus de compréhension.

Échanges avec les sympathisants (les personnes dans la même situation)

En plus des échanges avec leurs relations, bien des personnes souffrant de maladies chroniques trouvent utile de parler avec d‘autres patients de leurs expériences et de leur vécu et de se sentir comprises par eux. Les groupes de patients qui organisent régulièrement des rencontres sont par exemple un bon centre d’écoute.Les personnes qui ont certaines maladies peuvent aussi échanger en ligne, dans des forums de discussions spéciaux ou sur les plates-formes des médias sociaux, leurs impressions avec leurs «compagnons de souffrance (d’infortune)». En particulier pendant les jours difficiles, ces échanges permettent de s’assurer: « je ne suis pas le seul/la seule ! »